Du 3 juillet au 3 août 17 garçons de 12 à 16 ans ont participé à un camp de discernement à l’Ecole Apostolique de l’Immaculée Conception à Méry sur Marne.
Le site www.regnumchristifrance a interviewé pour vous les divers intervenants de ce camp.
RC : Père Bruce Wren, vous êtes le supérieur de l’Ecole. Comment peut-on discerner la vocation d’un enfant à entrer à l’Ecole Apostolique ?
Père Bruce : Le discernement est assez simple : pour qu’un garçon puisse entrer dans l’École Apostolique, il faut que soient réunies trois conditions fondamentales : premièrement que ce soit le garçon lui-même qui veuille réellement entrer dans l’école (sans pression de ses parents ou d’un autre éducateur) ; deuxièmement que les deux parents soient d’accord avec cette décision de leur fils ; et troisièmement que l’équipe de formateurs de l’École discerne chez ce garçon une compatibilité entre lui, sa famille et le programme que l’École offre.

Le sport, école de contrôle et d’amitié
RC :Madame, votre fils François a décidé de rentrer à l’Ecole Apostolique, comment cela s’est-il passé ?
Une maman : A Onze ans et demi, on ne décide pas de quitter la maison. C’est trop tôt...même pour le Seigneur. A cet âge, le choix est entre le foot et le tennis ...n’est ce pas ? Et puis il y a eu la constante détermination de mon fils et même sa force intérieure. A 11 ans et demi, on peut décider de sa vie et quitter la maison... C’est un état de vie, comme une mère reste une mère ; mais son défi était double : intégrer sa vie de prière au rythme de la maison et vivre les vertus dans ce monde de la famille qui est vraiment “le monde”. Ce n’est pas tous les jours faciles... Après le camp de discernement il est venu passer 15 jours en famille ; j’ai eu la grâce de partager avec mon fils la vie de prière d’un apostolique - et notamment de m’émouvoir de la beauté des méditations. ... Cette force de ce désir de sainteté m’a édifiée... nous le laissons partir vers sa nouvelle famille qui n’est autre que le prolongement de la nôtre, ces frères et pères étant aussi notre famille spirituelle ; quelle unité, quelle harmonie ! Cela concourt à son bonheur, alors soyons heureux !

Des activités de plein air pendant le camp de juillet
RC : Et vous monsieur, avez-vous ressenti les choses de la même manière pour votre fils ?
Un papa : « En juillet, nous passions nos vacances en famille. François était à ce camp à Méry. Je n’avais de cesse de me dire : ... comme il doit être malheureux près de Paris sous la pluie ! Eh bien non ! Les cartes postales de l’école étaient enthousiastes : « demain sera le plus beau jour de ma vie : on me remet mon uniforme et je pourrai revêtir mon pull rouge ». Le bonheur n’est pas là où on le croit ! Que ce simple pull soit le symbole de tous ces mois pendant lesquels il a tant attendu de rentrer à l’Ecole Apostolique m’a fait réaliser combien cette vocation me dépasse et que cette décision ne m’appartient pas.
RC : Fr Quentin, vous avez vécu ce mois proche de ces enfants, quelles impressions cela vous a-t-il laissé ?
Fr Quentin : Les trois impressions que j’ai eues en voyant ces enfants, fut d’admirer leur courage : ils ont sacrifié un mois entier de leurs vacances familiales, pour donner à Dieu le temps de parler dans leurs cœurs. Ensuite, combien il était touchant de voir tous ces enfants si différents se comporter petit à petit comme des élèves de l’école : discipline de groupe, charité, visite à la chapelle... et dynamisme constant. Enfin, je contemplais ma nouvelle communauté : voilà les enfants que j’allais apprendre à connaître et à aimer et que Dieu a appelé pour leur donner le grand cadeau d’une solide formation et, si telle est sa volonté, du sacerdoce.

La messe quotidienne pour la rencontre avec le Christ
Nous avons demandé à un nouvel élève un témoignage qui nous publions ci-dessous.
Je suis né dans une famille catholique et depuis que j’ai cinq ans je désire être prêtre.
Vers environ neuf ans j’ai entendu des Apostoliques pendant un concert et j’ai demandé à mes parents qui ils étaient. Je me suis dit que ce serait bien d’y entrer pour devenir prêtre, Légionnaire
du Christ. A partir de ce moment j’ai commencé à faire des séjours à Méry pendant deux ans. En 2005, pendant les vacances de Pâques, j’ai reçu l’appel de Dieu à devenir prêtre. Plus tard cet appel a été confirmé plusieurs fois. Mes parents n’étaient pas trop d’accord pour que j’entre à Méry, mais ils ont accepté que j’entre en 5e, et c’est très bien comme ça, car je me rends compte que je n’étais pas vraiment prêt pour la 6e, mais maintenant je me trouve très bien ici.
François M.