Paul fut baptisé à la paroisse Ste Angèle à Montréal et reçu sa première communion puis le sacrement de confirmation à la paroisse St Jean-Marie Vianney à Montréal. Bien qu’il ait vécu dans un milieu de tradition chrétienne et reçu les sacrements comme les jeunes de son entourage, il n’allait pas tous les dimanches à l’église, et plutôt moins que régulièrement.
À l’âge de 13 ans et dans un environnement de société "à la mode", il se déclara athé sans pour autant cesser d’être ouvert aux discussions sur l’existence de Dieu ou la foi.
Son meilleur ami était croyant mais cela ne l’empêchait pas de montrer son opposition à cette croyance. Toutefois par cette amitié et l’ouverture de Paul au dialogue, à son dynamisme pour assister aux conférences et manifestations auxquelles il participait avec son ami, il demeurait attentif et sensibilisé par les croyants. Il reconnut peu à peu dans la complexité du monde l’ordre surnaturel visible dans la nature et mesurait les arguments des croyants. La présence de Dieu, ordonateur suprême, s’imposa progressivement à lui.
Par la suite, il put mieux réconcilier cette vision de la souffrance et du mal présents dans le monde avec l’idée d’un Dieu providentiel et bienfaisant, en identifiant plutôt la source du mal dans la liberté mal exercée par l’homme. C’est à l’âge de 18 ans qu’il est revenu à la foi. Il se confessa et, recevant la grâce de Dieu, sa vie reprit le chemin interrompu dans sa jeunesse.
Il fit ses études secondaires au collège de Montréal et au collège des Jésuites à Québec, et son CEGEP au Petit Séminaire de Québec. Il est entré à l’Université Laval et a obtenu son baccalauréat de traducteur professionnel avant d’aller faire un été l’expérience de la vie religieuse au noviciat des Légionnaires du Christ, à Cheshire aux États-Unis. Là-bas, après avoir reconnu et discerné l’appel de Dieu, il est entré au noviciat.
Il racontait après cette expérience que : « Le Christ est bien là et il nous attend, pas seulement passivement, mais il frappe à la porte de notre cœur par le biais de mille circonstances de notre vie. C’est par la prière et la méditation des Saintes Écritures et la pratique des sacrements que j’ai découvert sa voix et l’ardeur de son amour pour nous et pour nos vies, puis son appel ».

Le père Paul-Hubert le jour de son ordination
Après avoir perçu cet appel, il ajoutait : « Je me suis rendu compte que suivre l’appel de Dieu valait sans doute mieux que tous les plans ou toutes les utopies que j’aurais pu échafauder pour ma vie avec toutes les excuses et le manque de générosité que cela impliquait. Cela n’a pas toujours été facile, mais certainement jamais décevant, bien au contraire, avec cette certitude d’être un instrument de la grâce de Dieu, une aide pour les âmes connues ou non qu’il a placé sur mon chemin, soit par la prière, soit par le contact direct ».
Après son entrée au Noviciat Paul est retourné au Canada puis a été en Italie, au Mexique, en Côte d’Ivoire, en Suisse, en France, en Belgique, en Allemagne soit pour étudier soit pour aider l’Église dans différents apostolats, pour enfin être envoyé en mission en Hollande. « Cette expérience » devait-il préciser « bien qu’elle m’ait coûté bien des efforts d’adaptation m’a appris et fait comprendre que le message du Christ n’est pas seulement pour une partie de l’humanité mais pour toute l’humanité ! Le prêtre comme le Christ, comme le dit St Paul, doit se faire « tout pour tous » chercher les moyens pour faire connaître qui est vraiment Dieu.

Le père Paul-Hubert à la Paroisse Saint Cornelius à El Heerlen en Hollande
Plus encore, vivre selon le commandement de la charité évangélique c’est véritablement établir le paradis de l’homme déjà en ce monde. "La communauté ou j’ai vécu -quelque soit le pays- m’a toujours fait découvrir ces bienfaits de l’ordre pour lequel Dieu nous a créé : Celui qui le met Lui au milieu de notre vie quotidienne dans cette recherche constante d’aimer le prochain comme le Christ nous a aimé. »

Le père Paul lors d’une de ses premières messes
Après sept années d’études universitaires au sein de la la congrégation des Légionnaires du Christ, Paul a terminé un baccalauréat en philosophie et en théologie et possède une licence en philosophie de l’Université pontificale Regina Apostolorum de Rome. Pour lui ces années d’études ont passé comme un coup de vent, avec un désir ardant de bien se former pour pouvoir répondre aux exigences de l’annonce du message du Christ au monde d’aujourd’hui, dans toutes ses facettes, en développant le plus possible les talents que Dieu lui a donnés.
Ses parents sont Jean Hubert, géophysicien de profession et Andrée Hubert, enseignante du secondaire en anglais. Ils vivent maintenant à Sillery près de Québec au Canada.