Lors du Jubilé nous avons pu découvrir ou redécouvrir la pratique de l’indulgence, que l’Eglise propose aux fidèles depuis des siècles. Pourtant bien souvent un certain malaise demeure autour de cette question des indulgences (on ne peut d’ailleurs oublier que c’est ce malaise qui a été l’occasion de la révolte de Luther). C’est pourquoi très peu de chrétiens s’en servent, alors qu’elles sont un trésor inestimable mis à notre service par l’Eglise pour le salut des âmes.

Qu’est-ce qu’une indulgence ?
Voici la définition qu’en donne le Catéchisme de l’Eglise Catholique : « L’indulgence est la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l’action de l’Eglise, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints »(CEC, art.1471)
Une métaphore très simple permet de comprendre : notre âme est une planche de bois. A chaque fois que nous commettons un péché, nous plantons un clou dans cette planche. Lorsque nous allons nous confesser, la grâce sacramentelle, accordée par l’absolution, arrache tous les clous. Mais notre planche n’en demeure pas moins criblée d’une multitude de trous. Et ce sont ces « cicatrices », ces conséquences de notre péché, que nous aurons à expier au Purgatoire. Plutôt que « expier », qui dans l’imaginaire collectif implique la vision d’un Dieu cruel et vengeur, utilisons« réparer » : il nous faut réparer les désordres que l’usage mauvais de notre liberté a entraînés. Le principal désordre est de se couper de Dieu. La réparation de ces désordres, si elle ne se fait pas sur terre, se fera au Purgatoire. Or, Dieu dans Sa grande miséricorde, et par le biais de Son Eglise, nous accorde les indulgences pour que nous puissions réparer dès ici-bas les peines, et non au Purgatoire. Dès lors, n’est-il pas désastreux que les indulgences soient si méconnues par les catholiques ?
Ce que nous devons expier n’est en aucun cas une vengeance de Dieu pour nos fautes, mais bien plutôt des peines qui découlent de la nature même du péché. En effet nos péchés ont deux conséquences : non seulement ils nous privent de la communion avec Dieu (les péchés mortels), mais encore ils entraînent un attachement malsain aux créatures, d’où notre besoin de purification (pour tous les péchés, même véniels), ici-bas par les indulgences, ou au Purgatoire. Par l’indulgence le Christ nous associe à Son œuvre de guérison : nous participons au renouvellement de notre amitié avec Lui. C’est là le sens de la pénitence, second temps de la réconciliation : il nous faut porter dans notre cœur de manière responsable les conséquences de péchés que l’on a commis, et les présenter au Seigneur pour qu’Il les répare. La démarche de l’indulgence est donc une démarche de conversion, et non une opération de commerce pour acheter le Ciel à peu de frais. Ce sont seulement la contrition, le regret sincère de nos fautes et la ferme résolution de réparer le mal que nous avons commis, qui nous obtiennent le pardon. Vouloir obtenir une indulgence revient à chercher à supprimer les entraves à notre communion avec Dieu. C’est une démarche d’amour, non de calcul.
Nous pouvons appliquer l’indulgence à nous-mêmes ou aux défunts. Il existe des indulgences partielles (remise partielle de la peine temporelle) et des indulgences plénières (remise totale de la peine temporelle). Ayant reçue la confession et bénéficiant de l’indulgence plénière, l’âme se trouve dans le même état qu’au moment du baptême. Elle peut accéder directement à l’amour de Dieu puisque le péché ne la sépare plus de Lui.
Pour obtenir une indulgence, il faut se mettre en état de la recevoir.

Le Saint Siège, à travers la Pénitentierie Apostolique, a accordé aux membres laïcs du Regnum Christi la possibilité de recevoir une indulgence plénière en certaines occasions de l’année. Cette grâce a été donnée pour une période de 7 ans, à partir du 28 juin 2001. C’est une invitation supplémentaire à renforcer dans nos vies l’amitié avec Dieu, la vie sacramentelle et le désir d’établir le Règne du Christ.
Voici les dates auxquelles vous pouvez recevoir cette indulgence :
Solennité du Christ Roi
Mémoire liturgique de la Vierge des Douleurs, le 15 septembre
Le jour de l’Incorporation au Regnum Christi
A la fin des Exercices spirituels ou à la fin du Triduo de rénovation et de renouvellement de votre engagement.
Les conditions pour l’obtention de l’Indulgence sont :
Exclusion de tout attache au péché
Confession sacramentelle (une semaine avant ou une semaine après la date d’obtention de l’indulgence)
Communion eucharistique
Prière pour les intentions du Saint Père
Lors de la fête du Christ Roi et lors de la Fête de la Vierge des Douleurs, il faut ajouter la prière du Credo et du Notre Père devant le Saint Sacrement ou devant une image de la très Sainte Vierge.
Le 26 novembre prochain, la congrégation des légionnaires du Christ et le Mouvement Regnum Christi organisent, à l’occasion de la fête du Christ-Roi, à Paris et dans plusieurs villes de province, une messe solennelle , à laquelle sont invités tous leurs amis et sympathisants.
ANGERS
Sœurs du Bon Pasteur « Saint Nicolas »
6 rue Ambroise Paré
Heure de la messe : 15h00
Célébrant : P. Richard Greenslade LC
LYON
Chapelle de l’Ecole Providence des Trinitaires
13, rue Bony 69004
Heure de la Messe à 16h00
suivie d’un goûter-dînatoire
PARIS
Église Notre Dame d’Auteuil
Heure de la messe : 16h00
Suivie d’une réception dans la salle de l’aumônerie de Notre Dame d’Auteuil.
RENNES
Parc de Cucé
35510 Cesson-Sévigné
Messe à 11h00
Pique-nique en famille
Présentations des apostolats
Chapelet offrande florale
Goûtez préparé par les enfants
Fin de journée à 17h00