L’Institut Cumbres (Sommet), dans la ville de Mexico, a récemment fêté 50 années de formation intégrale, au service des enfants et des adolescents.
En 1951 Madame Flore Barragán de Garza, une mexicaine originaire de la ville de Monterrey, faisait un pèlerinage à Rome. Elle eut l’occasion de rencontrer Monseigneur Giovanni Battista Montini qui, avant de devenir le Pape Paul VI, travaillait à la Secrétairie d’État au Vatican. Mme Barragán raconta au futur Pape le désir de son mari, mort depuis trois ans, de fonder une oeuvre destinée à la diffusion de la foi au Mexique. Monseigneur Montini lui proposa de prendre contact avec la congrégation des Légionnaires du Christ, à Rome, Via Aurelia.

Madame Flore Barragán de Garza
C’est là qu’eut lieu une conversation décisive entre Mme Barragan et le Père Marcial Maciel fondateur et supérieur de la Légion du Christ, qui projetait alors l’expansion apostolique de la jeune congrégation. L’idée leur vint de construire un collège consacré à l’éducation de ceux qui pourraient, dans le futur , influencer positivement la société mexicaine, avec une attention particulière pour les besoins des plus pauvres.
Le P. Maciel conçut un projet de formation intégrale qui, en plus des connaissances académiques, aiderait les enfants et les jeunes à grandir dans la foi.

Le Père Maciel et des pères de famille lors de l’inauguration du collège
De nombreux obstacles se dressèrent sur leur route, mais le 8 février 1954, le Collège Cumbres de la Ville de Mexico ouvrit ses portes aux premiers groupes d’élèves. Monseigneur Luis María Martínez, archevêque de la ville, bénit lui-même les nouvelles installations, conçues par l’architecte José Villagrán García.
Le nouvel institut mit en oeuvre une pédagogie innovatrice, afin d’offrir une formation véritablement intégrale. Les classes étaient plus petites que ce qui était usuel au Mexique. La moyenne dans les collèges du pays était de 50 à 60 élèves par classe, à Cumbres elle était de 36 élèves au maximum, ce qui permettait aux professeurs de porter une attention plus personnalisée à chaque élève. Une autre nouveauté, aujourd’hui généralisée, était l’enseignement de l’Anglais.
La pratique du sport était aussi quotidiennement proposée comme partie intégrante du programme, avec de la natation et du football. Le sport est en effet un moyen efficace de former la volonté et l’habitude de la vie en équipe.
Pour former la conscience sociale des élèves, plusieurs programmes ont été créés. Par exemple, des élèves se sont chargés de récolter des dons en espèce et de les distribuer aux personnes dans le besoin. D’autres ont aidé à creuser des fossés pour faire des drainages ou à installer des planchers dans les huttes des villages les plus pauvres. Ainsi, au contact direct des besoins des plus pauvres, la conscience sociale des élèves a pu se former.
Ces initiatives ont été à l’origine du programme de "Participation sociale", qui fait maintenant partie des programmes d’étude de tous les collèges de la Légion du Christ.
Dix ans plus tard a été ouverte l’"École Nocturne", qui offre une éducation aux enfants sans ressources des quartiers voisins du collège, en utilisant ses installations et qui est organisée par l’encadrement, les familles et les élèves.
Il n’est pas possible de terminer cet article sans exprimer un chaleureux remerciement au Pape Paul VI et à Mme Flora Barragán de Garza dont le rôle a été déterminant dans la création du Collège Cumbres. Une initiative qui, depuis 50 ans, s’efforce d’offrir à la société des hommes formés dans les principes de l’Evangile, avec une vraie conscience sociale.
(26 avril 2004)