Reaching the Top ! C’est en juin que s’est déroulé notre premier camp d’anglais pour une quinzaine de jeunes. Ils sont venus deux semaines oublier le français pour vivre dans un environnement totalement anglophone. Deux formules étaient proposées : « Top English Challenge » ou pour les plus avancés (et les plus ambitieux), le « Top English Challenge plus ». Organisé par le Père Chad et sur une initiative de « Top Leader », le séjour avait surtout comme but d’aider les jeunes à mieux comprendre et à mieux parler l’anglais, sans négliger la grammaire. S’amuser, se former et apprendre l’anglais ... tout à la fois. Quel meilleur moyen pour eux d’apprendre la langue de Shakespeare que de se plonger dans une ambiance anglaise quotidienne ? Voici alors le témoignage d’un de ces jeunes à propos de son camp et de son expérience « American » à deux pas de Paris.

My tailor is rich !
A quoi ressemblait le quotidien ?
The American way of life. On se levait vers 8h15, un peu tôt pour « les vacances ». Petit déjeuner, assez français dans le contenu : baguette, beurre, confiture, mais aussi des Corn-flakes. Les discussions pendant les repas étaient en anglais. Bien entendu, les premiers furent plutôt silencieux ... C’est dur l’anglais quand on n’a pas l’habitude !
La prière du matin, dans la grande chapelle, est suivie par une réflexion évangélique dirigée par le Père Chad lui-même. C’est un mélange ; d’abord en anglais, ensuite un résumé en français. Toujours des anecdotes pour nous aider à mieux visualiser la vertu proposée pour la journée.
A peine les dents brossées que commençaient les premiers cours d’anglais. Toujours une liste de vocabulaire de la vie quotidienne. Les repas, le rangement, la cuisine, le sport, etc. ... La prononciation était capitale. Nous avons reçu, chacun, un « passeport », un petit cahier pour noter tous les mots inconnus.
Avant de pouvoir faire du sport, nous avons du ranger bien nos chambres, notamment passer l’aspirateur, faire nos lits, plier nos vêtements, etc... Chaque équipe devait également nettoyer un endroit assigné de la maison.

How do you play baseball ?
Le sport faisait parti du quotidien. Le baseball est rapidement devenu le sport préféré des jeunes. On a bien sûr joué au foot, golf, hockey sur gazon, badminton, ping pong, etc.... Nous avons beaucoup aimé les sorties en VTT, même si nos jambes n’ont pas toujours suivies.
Après le goûter et une bonne douche, nous avons relu les lectures et l’Evangile de la Messe. La Messe était en anglais, même les chants. Une petite exception, l’homélie, souvent en français pour être sûr que l’on comprenne.
C’était possible de parler anglais tout le temps ?
Au début c’était difficile car personne n’était très confiant et l’accent semblait ridicule. Mais après tout, on est bien obligé de communiquer et avec l’habitude les mots sortent naturellement. En plus on subissait fréquemment « le chantage » du P. Chad : « pas d’anglais, pas de match de coupe du monde ». Une fois que nous étions « obligés » de parler la langue on a fait l’effort de comprendre et de se faire comprendre. Ça entraînait une recherche constante de mots nouveaux et une meilleure capacité à comprendre et à répondre aux questions. Bref c’était cool !

My legs are tired
Comment tu résumerais cette expérience ?
Unique en son genre. J’ai été un peu obligé par mes parents, alors c’était assez difficile au départ. C’était la première fois que je ne pouvais pas parler français avec des jeunes de mon âge. Evidemment ça paraissait insurmontable au début, mais les cours, les conversations et les jeux ont aidé et bientôt j’arrivais à me mettre dans le rythme. En plus, anglais ou pas anglais, Dieu était présent chaque jour avec nous. La messe quotidienne et les temps de formation ajoutés au sport ont rendu ce camp très complet. Maintenant on se demande si on va rêver en anglais ou en français...
Le but de ce camp était bien sûr d’aider les jeunes à se mettre en immersion au cœur de la langue anglaise. Ils pouvaient ainsi acquérir la confiance qui manque souvent à l’oral et qui est pourtant décisive dans la vie d’études. Il n’en reste pas moins que ce camp doit aussi être un moment de détente et de formation. La présence d’un prêtre à la disposition des jeunes ainsi que la découverte de sports moins médiatiques sont des moyens supplémentaires pour le développement du corps et de l’esprit.