Rome, le 8 novembre 2005. La vie de Jose Antonio Medina illustre un aspect clef de la spiritualité de Regnum Christi : étendre le Règne du Christ en aidant ses membres à être saint dans la situation et le lieu où Dieu les a appelés, à travers la prière et le service aux autres.
Le témoignage de sa vie confirme que l’on peut vivre un christianisme authentique lorsque l’on expérimente une relation personnelle avec le Christ qui nous a invités à le connaître, à l’aimer et à le faire connaître aux autres.
José Antonio Medina est né à Guadalajara, au Mexique le 28 juin 1969. C’était quelqu’un de joyeux et déterminé dans ses choix. Il a étudié l’architecture et aimait beaucoup le sport. Il était notamment un excellent nageur. Au début, sa vie spirituelle se limitait à la messe du dimanche. Et pour le reste, il vivait une vie saine et fidèle aux principes de sa religion.
La vie de José Antonio a changé drastiquement lorsqu’il a participé pour la première fois aux missions de la Semaine Sainte avec “Jeunes pour le Troisième Millénaire » (Youth for the Third Millennium. ) Dieu a ses propres chemins. José Antonio a décidé de participer à cette première mission parce qu’une de ses amies s’y rendait et il a pensé qu’il pourrait passer un peu de temps avec elle.
C’est pendant cette mission que sa conversion intérieure a débuté et qu’il a commencé à avoir une relation personnelle plus intime avec le Christ. C’est à ce moment-là qu’il a décidé de prier régulièrement et d’être fidèle à ses engagements apostoliques.
Souhaitant faire plus pour le Christ, il a décidé de donner un an de sa vie pour l’Eglise en tant que collaborateur. Il fut nommé à la Direction Générale de la Légion du Christ et du mouvement Regnum Christi à Rome et après son année de service, il a choisi de continuer d’y travailler comme architecte au service de la Légion.
Très peu de temps après, au début de l’année 2000, un cancer du poumon lui fut diagnostiqué. Il prit alors les décisions nécessaires. Il se rendit pendant l’été au Mexique et la partie touchée de son poumon lui fut retirée. En décembre de cette année, un examen montra que le cancer avait disparu.
José Antonio continua de travailler à Rome autant que sa santé le lui permettait. La proximité et l’affection de ses amis ne lui ont jamais manqué. Notamment celle d’un ami vénézuélien, membre du mouvement Regnum Christi qui avec d’autres s’est occupé de lui avec charité et dévouement. José Antonio lui écrivit une lettre en février 2001 où il dit qu’il ne vivait pas sa maladie avec résignation mais plutôt avec espérance parce que : « la bonté infinie de Dieu surpasse tout ce que nous pouvons en attendre. »

A l’aéroport, il dit au revoir à deux amies, pou apprendre que son cancer a rechuté
Un mois plus tard, en janvier 2001, alors qu’il préparait un voyage à Fatima pour remercier la Sainte Vierge pour son intercession, il a recommencé à se sentir mal et a subi un nouvel examen. Le médecin lui confirma qu’il rechutait de son cancer. José Antonio ne perdit pas la foi. Il se rendit tout de même à Fatima. Là, il sentit dans sa prière que la Sainte Vierge l’accompagnait dans ses souffrances. Il conserva cette certitude jusqu’au dernier jour et cela l’aida à se battre autant qu’il put.
C’est pendant la Semaine Sainte de 2001 qu’il commença son combat contre le cancer. Ce furent quatre ans de traitement souvent douloureux pendant lesquels il plaça toujours sa confiance entre les mains de Dieu, de la Sainte Vierge et ees médecins.
En janvier 2005, sa capacité respiratoire se réduisit soudain à 6%, et commença alors la dernière étape d’un chemin éprouvant. Il passa la plus grande partie des quatre derniers mois à l’hôpital alors que son état se dégradait régulièrement. En mai, il quitta l’hôpital et reçut des soins palliatifs chez lui.
Pendant sa maladie, il a pu recevoir la communion tous les jours et la visite de légionnaires et de membres du mouvement du monde entier : Mexique, Venezuela, Italie, Etats-Unis, Espagne, Allemagne, Irlande, Chili, Brésil et Argentine. Des enfants des écoles Mano Amiga de plusieurs villes du Mexique prièrent pour lui chaque jour et lui envoyèrent des lettres et lui offrirent des bouquets spirituels qui le remplissaient de joie et faisaient grandir son espérance.
Alors qu’il était à l’hôpital, il envoya une lettre au Père Marcial Maciel, L.C. fondateur de la Légion du Christ et du mouvement Regnum Christi le remerciant d’avoir fondé cette famille spirituelle et lui précisant qu’il offrait sa maladie pour la persévérance des vocations. A travers ses souffrances, José Antonio a également souhaité accompagner Jean Paul II pour qui il avait une profonde affection.

A l’hôpital, encore et toujours souriant
Dans la nuit du 16 août, sa mère lui donna la croix de Saint Benoît, traditionnellement associé avec la grâce d’une bonne mort. Plus tard, recevant la communion et priant le rosaire il dit : « comme est bon le Seigneur ! ce n’est pas par hasard que ce crucifix est venu jusqu’à moi. C’est le plus grand signe que j’ai reçu ces mois derniers. Béni soit le Seigneur ! Je crois que l’heure est arrivée et c’est une bénédiction ! Que pourrais-je demander de plus ?”
Le matin du 17 août, José Antonio a été trouvé à genoux au pied de son lit, ayant rendu son âme au Christ. Commet a-t-il pu arriver là ? Personne ne le sait car depuis plus d’un mois il ne pouvait plus bouger. Mais c’est ainsi que José Antonio voulait rencontrer son Seigneur : à genoux.