Méry sur Marne, le 5 juin 2005
Cette année, pour cause d’élections, la fête des mères a eu lieu le 5 juin 2005 et non le 30 mai. Lors de la messe réunissant les familles, les enfants et le personnel de l’école, le Père Bruce Wren, recteur de l’école a prononcé l’homélie dont nous donnons ci-dessous quelques extraits, illustrés de photos prises pendant cette journée chaleureuse, familiale, empreinte de valeurs chrétiennes.
"Vous savez, cette année pour moi est un mystère. Il y a tellement de choses pour lesquelles nous devons remercier le Seigneur : quelle année extraordinaire ! Pensons seulement, par exemple, à notre cher Pape Jean Paul II, et son exemple lors de sa dernière maladie et sa mort, et ensuite l’élection d’un nouveau Pape si cordial, si humble, si intelligent, si saint ! Combien de grâces l’Église entière en a-t’elle reçues ? Pensons aussi à l’année eucharistique ; pour nous Légionnaires, la

Concélébration pour la fête des mères à l’école apostolique
célébration de notre Chapitre Général avec l’élection de notre nouveau Directeur Général, le P. Alvaro, un homme avec un tel charisme de charité que je crois que nous ne pourrons que remercier le Seigneur durant de longues années pour la grâce d’avoir trouvé un homme si apte à poursuivre le travail de notre cher fondateur, le P. Maciel. Personnellement, j’ai eu la grâce aussi de visiter la Terre Sainte, et d’habiter quelque jours dans le nouveau centre que le Saint Siège a confié à la Légion en Terre Sainte : le Centre de Notre Dame de Jérusalem, le centre le plus important du Vatican en Terre Sainte. On pourrait continuer...
Mais de toutes ses grâces immenses, mondiales, je crois qu’une grâce que je mettrais au-dessus de toutes, au moins pour moi et peut être pour vous, c’est la grâce de l’École Apostolique, et spécifiquement l’École cette année. Malgré les luttes et les maux de tête qui ne manquent jamais, j’ai été et je suis chaque jour plus étonné par l’ambiance, les résultats, et surtout les élèves de l’école apostolique. Cette année plus que jamais. Ça ne veut pas dire que tout soit parfait- au

Fête des mamans, fête de famille
contraire- combien de problèmes ! Mais, malgré cela, combien de grâces aussi... et surtout, quels enfants ! Et de penser que, si Dieu le veut bien, beaucoup de ses enfants vont devenir de saints prêtres pour l’Église, aujourd’hui, alors que dans notre monde occidental on voit décliner presque tout ce qui veut dire « société et vie chrétienne ». Et encore, ce n’est pas tout : ce n’est pas seulement cette année : si tout continue bien, selon les projections, l’année prochaine nous devrions avoir la rentrée la plus nombreuse que nous n’ayons jamais eue dans l’École Apostolique. Cette année nous avions 38 enfants, l’année prochaine nous devrions en avoir entre 45 et 50. Et cela est splendide, étonnant, pour l’Église, pour la France, pour le Christ.
Nous pouvons nous demander : comment est-ce possible ? Dans une société de plus en plus païenne, ou laïc, si vous voulez, dans un monde ou les idéologies - qui se trouvent même parfois dans l’Église- vont contre le concept même d’un petit séminaire ; où les persécutions et les calomnies les plus basses ne cessent de frapper à nos portes, comment est-ce possible, cette ambiance, ces élèves, ces vocations, cette école ?
Certainement, la cause, au moins en partie, en est toutes les grâces si émouvantes de cette année, comme, par exemple, la mort du Pape. Mais je crois que la cause plus profonde se trouve dans un autre élément, l’élément avec lequel nous avons commencé cette homélie : c’est vous, les mères de l’école apostolique. Et pas seulement vous, en tant que mères : mais vous, en tant que mères inspirés par l’Esprit Saint avec une grâce extraordinaire : la capacité du sacrifice par amour.
Il n’y a pas le moindre des doutes que c’est seulement grâces aux mères des élèves de notre École et leur acceptation chrétienne du sacrifice que l’École

Merci mamans !
existe aujourd’hui : existe, voire, croît, et s’épanouit !"