Le soir du Jeudi Saint, 28 jeunes hommes et 20 jeunes filles sont arrivés de différentes villes du Québec pour la Méga Mission 2006. Ces participants avaient parcouru jusqu’à 500 km pour arriver à St-Georges de Beauce, une petite ville de 30 000 habitants à une heure au sud de la ville de Québec. Même des mexicains qui se trouvaient au Canada vinrent pour participer, malgré l’obstacle apparent de la langue. Les garçons évangélisaient la paroisse de l’ouest de la ville, et les filles celle de l’est. Les curés ont bien accueilli les missionnaires, et les ont envoyés en mission après la messe du Jeudi Saint.

La ville de St Georges de Beauce au Québec
Le Vendredi Saint et le Samedi Saint, ils sont sortis dans les rues pour frapper aux portes et inviter les personnes pour les célébrations de la paroisse. Ils ont reçu un accueil chaleureux dans la plupart des cas, même de la part de Baptistes, Pentecôtistes et agnostiques.
Les jeunes garçons et filles des clubs ConQuest et Challenge de la ville ont représenté un Chemin de Croix accompagné par des textes de Jean-Paul II et la musique de « la Passion du Christ ». Ils ont laissé une grande impression sur l’auditoire, grâce à la qualité et la solennité de l’évènement. Dans l’autre paroisse, ils ont participé à la « marche du pardon et de la paix », en portant des pancartes avec des expressions comme « Jésus, Jésus, Jésus » ou « Il t’a aimé jusqu’au bout », en passant même devant des bars et des restaurants du centre ville. Le curé est resté impressionné par leur zèle et leur enthousiasme.

Représentation de la Passion
Enfin, il faut raconter l’histoire d’André. C’est un homme de 36 ans, très zélé, qui était venu sur invitation d’un ami. Le Vendredi Saint, il se trouvait devant l’église de Saint Georges. Il essayait de parler avec tous ceux qui passaient. Il invita un homme à entrer dans l’église. Celui-ci n’avait pas le temps. André lui répondit que c’était le jour où le Christ était mort pour nous. L’autre n’avait toujours pas le temps. André insista une troisième fois. L’homme répondit : « allons-y ! », c’était trois heures de l’après-midi, l’heure où le Sauveur a rendu l’âme. Ils se mirent à genoux et André priait pour que Dieu aide cet homme. Ensuite il lui demanda : « Tu voudrais pas te confesser ? » « Si, j’y vais » répondit-il et il entra dans le confessionnal. André fut ému jusqu’aux larmes en racontant cette histoire pendant le dîner.