« Voulez-vous venir skier une semaine avec nous en février ? » comment ne pas répondre oui tout de suite à une telle invitation du Frère Nicolas !
Et me voilà conduisant, le dimanche 5 de Paris à Candanchu une demi douzaine de jeunes adolescents, ipod en bandoulière et dotés d’un stock impressionnant de blagues variées et diverses.
Nous arrivons de nuit, éclairés par la lune, dans une bergerie perdue avec un spectacle extraordinaire (cf photo).c’est là que nous passerons la semaine, faisant l’aller retour avec les pistes de la station de Candanchu, en Espagne.

La bergerie au soleil levant
La journée est intense. Lever à 07H15, rangement, petit déjeuner, prière du matin, puis départ pour les pistes. Après six heures de ski, retour au camp des petits pour participer à la messe, célébrée par le père Chad. Ses homélies font ma joie par leur simplicité et leur côté toujours constructif, positif et chaleureux. Un peu de discipline à assurer en douceur : visiblement certains enfants n’ont pas l’habitude de la messe. Retour à la bergerie, un peu de détente, douche, dîner et après une rapide prière un lit bienvenu pour un repos bien mérité !

A cet horaire viendront se rajouter les inévitables « changements » provoqués par la vie de groupe et quelques problèmes de santé. Mercredi, un enfant fait une forte fièvre avec une douleur à la tête : visite à l’hôpital, finalement rien de grave, mais comme disent les jeunes, cela a été chaud ! Jeudi, un poignet et vendredi un humérus !
Ce qui caractérise ces camps, c’est l’excellente atmosphère créée par les jeunes, au sein d’un horaire bien rempli où alternent des activités physiques, collectives et de prière. C’est une grande joie que de voir ces jeunes disposer à prendre le relais dans l’Eglise. Leur niveau de formation est certes inégal, mais leur générosité est réelle et il nous appartient de leur faire les propositions qui leur permettront de mieux connaître leur foi et de mieux comprendre l’Eglise.

Des dîners copieux et joyeux !
La présence d’un père de famille leur a semblé allant de soi. Il faut accepter simplement les taquineries et ne pas hésiter à marquer son territoire. La présence d’un père de famille aux côtés d’un religieux enrichit la fonction de l’encadrement, permet de donner de l’Eglise une vision plus complète et donne un choix d’exemples d’engagement. Or s’engager dans l’Eglise, c’est la décision, qu’à cet âge, ils doivent commencer à aborder.
Une excellente semaine à refaire, en compagnie d’autres pères de famille ?

Une semaine de soleil !