A l’instigation du Père Julien D. légionnaire du Christ, et sur un désir commun de s’interroger sur le sens de leurs vies, trois jeunes lycéens - Augustin 16 ans, Paul 15 ans, et Guillaume 17 ans - ont décidé de profiter de leur temps de vacances pour jouir d’une rencontre exclusive avec le Christ : en pèlerinage jusqu’au Mont St Michel, ils ont quitté Paris dans une démarche de pauvreté sous la protection de Dieu et la bienveillance de leurs proches, sans doute étonnés par ce projet. Partant à pied de L’Aigle le 24 juin 2006, sous une pluie torride ou un soleil frappant, Dieu pourvut à leurs besoins, inspirant générosité (Boulanger, charcutier, ou simple passant) et hospitalité (Fermes, Château, Sacristie, ou pavillon) chez tous.
Rythmé par des prières et des chants, scandés par des temps de réflexion et des méditations évangéliques, accompagné à l’harmonica, ce pèlerinage, en plus d’une introspection personnelle réussie, fut aussi l’occasion d’un témoignage apostolique grâce aux dialogues avec les passants et les hôtes, qui leur ont permis de comprendre et d’éclairer leurs a priori religieux, souvent conséquences d’expériences blessantes (décès, déception, stérilité). Que Dieu garde et bénisse tous leurs hôtes et amis et qu’ils puissent se rapprocher de lui grâce à leur modeste témoignage !
Guillaume témoigne : Heureux qui, comme nous, a fait un pèlerinage.

Marcher en silence incite en même temps à la louange et à la méditation.
Se couper du matérialisme ambiant pour retrouver une charité gratuite, se couper du bruit troublant pour retrouver son silence intérieur, se couper de toutes nos tentations, pour retrouver Jésus au plus profond de nous-mêmes. C’était pour moi une expérience inoubliable et formatrice que d’aller au devant de l’inconnu, expliquer mes convictions, chanter des chansons chez les commerçants afin d’obtenir un déjeuner, que de retrouver un bonheur dans la simplicité. Bien sûr, on ne pourra pas vivre cette mendicité toujours, mais on peut à présent la chercher au fond de nous-mêmes en admettant nos faiblesses ; heureux les pauvres, les pauvres de cœur. Bien sûr, dans mon orgueil, je céderai sans doute à toutes les tentations qui m’entourent, mais je sais maintenant où retrouver mon roc, mon espérance, le Christ : au plus profond de moi. Et j’invite tous ceux qui comme nous, se posent des questions, à reprendre cette démarche, dans la plus grande confiance en Dieu.