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Lettres de notre fondateur

Lettre du père Marcial Maciel sur l’amour et la dévotion filiale envers la très Sainte Vierge

Nous publions ci-dessous une lettre récente écrite par le père Marcial Maciel, fondateur de la congrégation des Légionnaires du Christ et du mouvement Regnum Christi.

Elle est adressée, depuis Cotija, Mexico où résidait le Père Maciel en octobre, à tous les Légionnaires, les membres et sympatisants du mouvement à l’occasion du mois d’octobre 2005, mois du rosaire. Nous nous excusons auprès de nos lecteurs du temps mis à la traduction. L’intérêt de ce document allant bien au-delà du seul mois du rosaire 2005, il nous a paru intéressant de le publier dès sa disponibilité.

Que ton Règne vienne !

Cotija, le 20 octobre 2005

Aux membres et aux amis du Mouvement Regnum Christi Très chers en Jésus-Christ,

En ce mois où nous célébrons notre Mère du Ciel sous le vocable de Vierge du Rosaire, je voudrais réfléchir avec vous sur un aspect central de notre vie chrétienne et de la spiritualité qui doit animer le membre du Regnum Christi. Je veux parler de l’amour et de la dévotion filiale envers la très Sainte Vierge.

"Jésus voyant sa mère et, près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : "Femme, voici ton fils" et ensuite, il dit au disciple : "Voici ta mère". Et, à partir de ce jour, le disciple la prit chez lui" (Jn 19, 26-27). Par ce simple geste et par ses mots, Jésus l’a définitivement confirmée comme Mère de tous les hommes et a instauré, pour ainsi dire, la dévotion que nous, les catholiques, nous lui manifestons.

"Voici ta Mère" (Jn 19, 27)

Jésus, quelques heures avant de quitter ce monde, nous a légué son testament le plus précieux. Il est resté lui-même en nous donnant son Corps et son Sang dans la sainte Eucharistie perpétuée dans le temps par ses prêtres. Au cours de la Dernière Cène, il nous a laissé le commandement de la charité, synthèse de sa doctrine et garantie d’authenticité pour ses disciples. Plus tard, il nous enverra son Esprit Saint, le jour de la Pentecôte. L’ultime volonté de Jésus, juste avant de mourir, les toutes dernières paroles qu’il nous a adressées au moment culminant de la Rédemption, furent précisément de nous demander de prendre soin de la personne qu’il aimait le plus, ici, sur cette terre : sa Mère, Marie. La dévotion envers Marie n’est ni secondaire ni pour le décor, mais elle constitue un élément central de notre vie chrétienne. C’est ce que Jésus-Christ lui-même a voulu. Comme le Concile Vatican II nous le rappelle : "Dans la Sainte Eglise, après le Christ, [Marie] occupe la place la plus haute et en même temps la plus proche de nous". (Lumen Gentium, 54).

L’apôtre Jean représentait l’Eglise de tous les temps. En ce disciple que Jésus aimait et que nous voyons au Calvaire le cœur déchiré par la douleur et par le fait d’être orphelin, on reconnaît l’humanité entière et chacun de nous en particulier, avec ses souffrances, ses misères, ses peurs et ses larmes.

"Voici ta Mère".

Quelle douceur et quelle délicatesse filiale se reflètent dans ces brèves paroles de Jésus ! Par elles, il est dit à chacun d’entre nous : "Prends soin de ma Mère, veille sur elle, sois le baume qui adoucit sa solitude et ses souffrances, fais qu’elle se sente bien chez toi et dans ton cœur. Traite-la avec le même amour que celui que je lui ai manifesté. Honore-la et vénère-la comme ma Mère et la Mère de l’Eglise. Cherche à ce que d’autres l’aiment".

Vitrail du début du XXème siècle à Bricqueville la Blouette
Vitrail du début du XXème siècle à Bricqueville la Blouette

"Voici ta Mère".

Ces mots nous révèlent, aussi, une réalité plus profonde. Jésus nous présente Marie comme le modèle le plus beau et le plus parfait de la créature rachetée. Tout comme Pilate, sans le savoir, en cet homme de douleurs, défiguré par les marques de la passion (cf Is 53, 1 ss.), montrait le modèle de l’homme parfait (Ecce Homo), celui qui manifeste pleinement l’homme à l’homme lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation" (cf Vatican II, Gaudium et Spes n° 22), le Christ, ici aussi, nous présente sa Mère, au moment de la plus grande souffrance pour Marie, comme modèle de créature et de disciple, la femme par excellence (Ecce Mulier). Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais un être aussi rempli de grâce, objet de tant d’amour et de prédilection de la part de Dieu. Toutes les prérogatives et les privilèges de Marie (son immaculée Conception, sa virginité perpétuelle, son Assomption aux cieux en son corps et en son âme, son pouvoir d’intercession) sont le résultat de la merveilleuse combinaison du pouvoir et de l’amour infinis de Dieu au moment où il a créé sa Mère.

Il est évident que nous ne pouvons pas imiter Marie par les grâces reçues, étant donné qu’elles sont en tout exceptionnelles et uniques, mais, assurément, nous pouvons et nous devons imiter sa manière de correspondre à la grâce. En Marie, nous trouvons la personne qui a le mieux compris et le mieux vécu la parole du Christ (cf Lc 1, 38 ; 8, 20-21). La prenant comme modèle, Jésus est en train de nous dire : "Voici ma Mère, imite-la, sois comme elle". Il est en train de nous répéter les mêmes paroles que celles que prononça Marie aux Noces de Cana : "Faites tout ce qu’elle vous dira parce qu’en l’imitant, elle, vous m’imiterez, moi".

Entre la Mère et le Fils, le processus est différent de n’importe quelle autre relation filiale. Alors que le Christ acquérait les traits physiques de Marie, elle acquérait les traits spirituels de son Fils. C’est pourquoi Marie est le premier et "le plus grand disciple de son Fils" (Jean Paul II, Lettre Encyclique Redemptoris Mater, n° 20). C’est pourquoi la contemplation et l’imitation de Marie est un chemin court et assuré pour connaître et aimer le Christ : chemin par lequel elle modèle notre âme avec la douceur et la patience propres à une Mère ; plus que par les mots, mais par la chaleur de sa présence et le silence du don d’elle-même de tous les jours. Par son contact et par sa manière de vivre, Marie nous transmet la connaissance et l’amour de son Fils.

"Voici ta Mère" :

il y a aussi une troisième signification dont je voudrais parler. Jésus-Christ nous offre Marie comme réponse aux problèmes et aux interrogations, aux désirs les plus profonds du cœur humain. Jean reçoit Marie défigurée par la douleur, baignée de larmes, agonisant avec son Fils qui agonise et, en même temps, une femme résolue, forte, fidèle au pied de la Croix. Le Christ, qui connaissait très bien la faiblesse de notre nature, savait que nous ne pourrions pas le suivre en cette vallée de larmes de notre existence, sans l’affection et la douceur d’une Mère, sans une compagne de chemin sure et ferme qui nous console et nous pousse continuellement à sortir de nous-mêmes. Marie connaît infiniment les peines et les souffrances : elle est la Vierge des Douleurs !

La Pieta
La Pieta

Le Christ ne nous a pas laissés orphelins : en effet, en plus de l’Esprit Saint, de l’Eucharistie et de sa Parole, il nous a laissé sa Mère. N’est-il pas vrai que nous avons, nous aussi, plusieurs fois, fait l’expérience de la consolation et de la douceur qu’expriment les si douces paroles que notre Dame de Guadalupe adressa à saint Juan Diego : "Mon enfant, mon tout petit, ce qui te préoccupe et t’afflige n’est rien ; que ton cœur ne se trouble pas, n’aie pas peur de cette maladie, ni d’aucune autre maladie ou angoisse. Ne suis-je pas là, moi qui suis ta Mère ? Est-ce que je ne te couvre pas de mon ombre ? Ne suis-je pas ton secours ? N’es-tu pas sur mes genoux ? Que crains-tu d’autre ? Que rien ne te trouble ni ne t’inquiète".

Ces paroles du Christ mettent donc aussi en évidence une nouvelle mission pour Marie : "Femme, voici ton fils". Ce sont les derniers mots que le Christ adresse à sa Mère. Au calvaire, Marie reçoit un second appel de Dieu, une nouvelle "annonciation" avec une mission semblable, par sa transcendance, à celle qu’elle reçut de l’Ange lorsqu’elle était encore à peine une adolescente. Marie découvre sa vocation et sa mission de Mère auprès des Apôtres et de toute l’Eglise, notre Mère, sa condition de médiatrice et d’avocate. Au Calvaire, son cœur maternel nous a engendrés dans les souffrances d’une foi et d’une confiance éprouvées jusqu’aux plus extrêmes limites.

"Et à partir de cette heure, le disciple la prit chez lui" (Jn 19, 27)

Jean l’a accueillie chez lui. Marie a pu, ainsi, entrer dans son cœur. Il ne la reçoit pas en qualité d’hôte, provisoirement, ni dans un geste de compassion parce qu’elle est la Mère du Maître qu’il aime tant, mais il la reçoit comme faisant partie de la famille, comme sa Mère à lui. A partir de cet instant, la maison de Jean devient la maison de Marie. Celui qui est disciple du Christ participe aussi à ses idéaux, à ce qu’il aime et à sa mission, il partage le même sort que lui, y compris même ses propres biens ("Mon enfant, toi, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi" cf Lc, 15, 31). Donc, faisant partie de la famille de Jésus, il avait aussi besoin d’une Mère.

Cet accueillir Marie en notre maison doit aussi se manifester extérieurement. L’image de Marie doit être présente dans chaque foyer catholique et, si les circonstances le permettent, dans notre lieu de travail. Je suis convaincu de l’influence efficace et puissante que comporte la présence de Marie. Son image nous rappelle les merveilles que Dieu a accomplies en elle et son action maternelle dans nos vies. Son souvenir nous aide à élever plus facilement nos pensées et notre cœur jusqu’à Dieu. C’est pourquoi, depuis les premières années de la fondation, j’ai cherché à ce que tous les centres de formation et d’apostolat des légionnaires et des membres du Regnum Christi aient un endroit dédié à la très Sainte Vierge.

Mais accueillir Marie en notre maison implique avant tout de cultiver un amour et une dévotion filiale envers elle. Le Regnum Christi, suivant la tradition de l’Eglise, a toujours conçu la vraie dévotion envers Marie comme la relation d’un enfant envers sa Mère, caractérisée par l’amour, la douceur et la vénération propres à une âme simple. Elle est notre avocate et notre médiatrice et nous la prions toujours pour nos besoins et pour ceux de l’Eglise.

Le noyau de cette vraie dévotion envers Marie réside, comme nous l’avons déjà dit, dans l’imitation de ses vertus et surtout de celles qui la caractérisèrent le plus pendant sa vie : sa foi et sa confiance inébranlables, sa charité sans limite, l’obéissance pleine d’amour à la volonté de Dieu, l’humilité et le service désintéressé auprès des autres, la pureté de cœur. Ainsi, en imitant ses vertus, elle nous communiquera ses sentiments les plus profonds qui sont les sentiments mêmes de son Fils (cf Ph 2, 5) et, en même temps, elle nous transformera intérieurement, jusqu’à nous revêtir du Christ (cf Rm 13, 14 ; Ga 3, 27). Il n’y a pas de meilleure façon d’honorer et de plaire à Marie que celle de nous efforcer sincèrement de ressembler à son Fils.

Sans aucun doute, il y a de nombreuses manifestations de vraie dévotion envers Marie. L’apostolat de la Vierge de la famille représente une façon simple, accessible et hautement bénéfique, d’accueillir Marie dans notre maison comme le fit saint Jean.

Notre Dame de Guadaloupe
Notre Dame de Guadaloupe

La Vierge de la Famille est en train de se répandre rapidement en différents pays, avec un merveilleux accueil par des familles, en dizaines de milliers. Chaque mois, une petite chapelle avec la statue de la Vierge de Guadalupe va "en pèlerinage" de maison en maison dans un groupe de dix familles comprenant des amis, des voisins et des proches.

Le but est de promouvoir la prière du saint Rosaire en famille pour prier spécialement pour l’Eglise et le Pape, pour la préservation de l’unité et de la foi dans les foyers chrétiens, pour les vocations à la vie sacerdotale ou consacrée. Les familles qui accueillent Marie chez elles s’engagent aussi à approfondir leur union à Dieu par la prière et la vie sacramentelle, à vivre en communion avec leurs pasteurs et à collaborer activement au travail de leur paroisse, à garder une attitude d’ouverture à la vie comme don de Dieu et de respect de la dignité de la personne humaine en toute circonstance. Elles s’engagent aussi à promouvoir les vocations et à rendre témoignage de la charité évangélique, sceau distinctif de l’authentique chrétien.

Aujourd’hui, on parle beaucoup de la crise que traverse la société et l’Eglise, des problèmes du mariage et de la famille, du manque de valeurs des jeunes. On fait des analyses, on discute, les experts exposent des solutions de toute sorte. Je crois, personnellement, qu’une des causes réside dans le fait que l’on prie peu, on prie beaucoup trop peu et je me demande si, au fond de toutes cette crise, il n’y a pas aussi une crise de la prière, une foi beaucoup trop cérébrale qui a peu de répercussions sur le concret de la vie quotidienne. Dans la lettre que je vous ai envoyée à l’occasion des vacances (22 juin 2005), je faisais allusion au manque de communication et de dialogue au sein de la famille et du couple. Une des raisons de ce phénomène ne se trouve-t-elle pas dans le manque de communication avec Dieu, dans l’abandon de la prière en famille ? "Il faut avant tout un christianisme qui se distingue dans l’art de la prière" nous rappelait le Pape Jean Paul II dans sa lettre apostolique "Novo millennio ineunte" (n°32). Je suis convaincu qu’un grand nombre de nos problèmes personnels et familiaux se résoudront ou, au moins, se redimensionneront, si nous laissons la porte ouverte à Dieu pour qu’il puisse entrer. Cette porte est la prière. Et Marie est le grand Maître de la prière.

L’apostolat de la Vierge de la famille est la réponse concrète et à portée de main à ce besoin de communication, une réponse à un grand nombre de nos problèmes et à la soif de paix et d’harmonie intérieure que nous éprouvons tous. Le Pape Pie XII disait : "Il n’y a pas de moyen plus sûr pour attirer les bénédictions de Dieu sur les familles que de prier le saint Rosaire". Chers amis et chers membres du Regnum Christi, je vous invite à laisser Marie entrer dans vos foyers et dans vos cœurs pour qu’elle y soit vraiment la Reine et la Mère de vos familles. C’est une expérience dont vous ne vous repentirez pas. En quelques jours ou en quelques semaines, on commencera à voir comment Marie va tout changer.

Marie, avec son intuition de Mère et de femme, est celle qui connaît le mieux ce dont nous avons besoin et connaît les secrets pour trouver la solution, comme pour les jeunes mariés de Cana en Galilée (Jn 2, 1-12). Marie inonde de paix et de joie le cœur de ceux qui l’accueillent chez eux, comme lors de sa visite à sa cousine Elisabeth (cf Lc 1, 39 et suiv.). Marie comprend mieux que personne les problèmes et les difficultés des parents qui ont la lourde responsabilité d’éduquer leurs enfants (cf Lc 2, 48). Marie nous aide à découvrir et à accepter rapidement et avec docilité la volonté de Dieu, comme elle l’a fait par son "fiat" au moment de l’annonciation et, ensuite, pendant toute sa vie.

Dans sa merveilleuse lettre sur le Rosaire "Rosarium Virginæ Mariæ, dont je vous recommande vivement la lecture et la méditation, le Pape Jean Paul II nous exhorte en ce sens : "De nombreux problèmes des familles contemporaines, particulièrement dans les sociétés économiquement évoluées, dépendent du fait qu’il devient toujours plus difficile de communiquer. On ne parvient pas à rester ensemble et les rares moments passés en commun sont absorbés par les images de la télévision. Recommencer à réciter le Rosaire en famille signifie introduire dans la vie quotidienne des images bien différentes, celles du mystère qui sauve : l’image du Rédempteur, l’image de sa Mère très sainte. La famille qui récite le Rosaire, reproduit un peu le climat de la famille de Nazareth : on place Jésus au centre, on partage avec lui les joies et les souffrances, on remet entre ses mains les besoins et les projets, on reçoit de lui espérance et force pour le chemin" (n° 41).

La force de revitalisation que Marie exerce par l’intermédiaire de la récitation du chapelet en famille, est surprenante
La force de revitalisation que Marie exerce par l’intermédiaire de la récitation du chapelet en famille, est surprenante

Le chapelet bien récité, comme nous le rappelle Paul VI "exige un rythme tranquille et une attitude de réflexion qui favorisent, en celui qui prie, la méditation des mystères de la vie du Seigneur, vus à travers le cœur de celle qui était le plus proche de lui et qui dévoilent leur insondable richesse" (Marialis Cultus, n° 47). Sans contemplation, ajoute le Pape, le Rosaire est un corps sans âme et sa récitation court le risque de devenir une répétition mécanique de formules et d’agir à l’encontre de l’avertissement de Jésus : "Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les païens ; ils s’imaginent qu’en parlant beaucoup, ils se feront mieux écouter" (Mt 6, 7).

La force de revitalisation et de transformation que Marie exerce par l’intermédiaire de la prière du chapelet en famille est surprenante. Outre la multitude de grâce que nous gagnons pour les autres et l’énorme profit spirituel que nous acquérons personnellement, le Rosaire a la capacité de réunir, mais surtout d’unir, toute la famille, tout comme les premiers disciples réunis en prière autour de Marie (cf Ac 1, 14). Marie, comme les grains du chapelet tous unis autour du crucifix, nous garde unis au Christ par l’intermédiaire de la chaîne du chapelet.

Il est important de prier le chapelet pour ses enfants, mais il est mieux encore de le faire avec ses enfants, comme nous le recommande Jean Paul II (Rosarium Virginæ Mariæ n° 42), en les impliquant progressivement et de façon créative jusqu’au moment où ils "aimeront" le chapelet. "La famille chrétienne est le premier lieu de l’éducation à la prière. Fondée sur le sacrement de mariage, elle est "l’Eglise domestique" où les enfants de Dieu apprennent à prier en Eglise et à persévérer dans la prière. Pour les jeunes enfants en particulier, la prière familiale quotidienne est le premier témoin de la mémoire vivante de l’Eglise éveillée patiemment par l’Esprit Saint" (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 2685).

Je conclus ces réflexions, chers amis et membres du Regnum Christi, en vous invitant à écouter avec une nouvelle oreille intérieure, cette prière du Christ adressée à chacun d’entre nous en particulier. Que Marie ne passe pas loin de votre maison, mais qu’elle trouve, comme chez l’apôtre saint Jean, un cœur bien disposé et des portes ouvertes. C’est la grâce que je lui demande, à elle, pour chacun d’entre vous en ce mois du Rosaire.

Avec mes très cordiales salutations et ma bénédiction sacerdotale, je demeure votre dévoué serviteur en Jésus-Christ,




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