« Me voici ». Ce sont les deux mots que j’ai dit devant toute la communauté quand je suis devenu novice. Maintenant je suis légionnaire. Je me rends compte peu à peu de ce que cela veut dire. Lors de notre séjour à Rome, nous avons visité la Basilique Saint Pierre à Rome et nous avons médité devant le Saint Sacrement.
Une dame est venue me voir quand je priais et m’a demandé de quelle congrégation nous étions. Elle venait du Pérou et m’a demandé de prier pour ces deux fils. Je me rends compte que les gens voient maintenant en moi un homme consacré au Seigneur et en qui ils peuvent avoir confiance ! Quelle responsabilité ! En une seule journée j’ai été abordé trois fois par des personnes qui voulaient me demander quelque chose. Il est vrai qu’un groupe de jeunes de 16 à 20 ans en soutane ne passe pas inaperçu.
Je découvre progressivement mes nouveaux compagnons et l’un d’entre eux m’a raconté cette histoire : une jeune femme mexicaine de 20 ans, mariée depuis peu, donne naissance prématurément à son premier fils. Il est en danger de mort et les médecins ne lui donnent que très peu de chance de survivre. Son père va dans une Eglise et dit au Seigneur : « prends ma vie, et laisse mon enfant vivre ». Quelques jours plus tard, il tombe en réparant un lampadaire et se tue. Sa femme ne s’est jamais remariée. Son fils a survécu, il est novice avec moi. Cette histoire m’a ouvert les yeux sur quelque chose de vital pour tout chrétien. Nous sommes sur terre pour aimer à travers tous les évènements de la vie.
Je vous dis cela parce que c’est cela le noviciat. On se lève à six heures, on prie quatre heures par jour, on ne parle qu’une heure dans la journée, les repas sont pris en silence et on fait du sport deux fois par semaine. Humainement ce n’est pas drôle du tout, mais nous sommes les 23 jeunes hommes les plus heureux du nord de l’Italie !

Les nouveaux novices français à Rome
Il faut prier pour nous, prier pour moi et vous pouvez compter sur les prières des novices pour le Règne du Christ et le salut des âmes.