A Turin, un linceul montre une image qui détaille toutes les caractéristiques d’un homme mort, après avoir été flagellé, couronné d’épines et crucifié. C’est le linceul de Turin, « un défi à l’intelligence » comme l’a décrit Jean Paul II. La science ne sait pas le reproduire. En revanche, elle nous informe que l’image de ce linceul inclut les trois dimensions. En effet, en 1976, Jumper et Jackson, 2 ingénieurs de la NASA, utilisant un ordinateur, ont réussi à obtenir une représentation, dans les 3 plans de l’espace, du corps qui avait laissé son empreinte sur le linceul. Il est donc possible de réaliser une statue en bronze du corps du crucifié, à partir de cette reconstitution informatique.
C’est ce qu’a mené à bien M. Luigi E. Mattei, dessinateur et sculpteur, auteur notamment de la Porte Sainte de la Basilique Sainte Marie Majeure, une œuvre commandée par le Vatican, à l’occasion du jubilé de l’an 2000.

Statue réalisée à partir du linceul de Turin
Actuellement, deux statues identiques ont été réalisées et sont présentées au public dans le cadre d’expositions permanentes présentant l’histoire du Suaire et des répliques des instruments de la Passion. L’une d’entre elle se trouve au centre Notre Dame de Jérusalem, à Jérusalem, à quelques centaines de mètres du saint Sépulcre ; l’autre se trouve à Rome, dans les locaux de l’Athénée Pontificale Regina Apostolorum, l’université de la congrégation des Légionnaires du Christ.