Nous vous présentons le témoignage du Dr. Javier Vargas Diez Glaiseux, membre consacré du Regnum Christi et actuel président de l’Université Anáhuac México Sud :
Ma vie de consacré dans le Mouvement Regnum Christi a coïncidé presque parfaitement avec le pontificat de Jean Paul II. Je n’oublierai jamais ce mois de janvier 1979 quand un groupe de consacrés dont je faisais partie a eu le privilège de participer à l’organisation du premier voyage de Jean Paul II au Mexique. J’avais 19 ans. Je me rappelle avec émotion le moment où je l’ai salué pour la première fois. Le Saint Père m’a pris par le bras et m’a dit : " Vous, les jeunes, êtes l’espérance de l’Église ". Quand j’ai raconté ça à mon père il a commencé à croire que changer le monde était possible.
Ce n’est que peu d’années auparavant, alors que je terminais l’ « Instituto Cumbres de México, D.F. », que j’ai incorporé l’ECYD. Je me souviens que mon père me disait avec un certain scepticisme : "Ces petits jeunes ... comme s’ils allaient changer le monde".
C’est à cette époque que mon responsable de groupe m’a dit ce que signifiait pour lui d’être un membre de l’ECYD : "Tu Dois chercher à être le meilleur dans tout : dans tes études, au football, celui qui s’amuse le plus aux fêtes ... pour que lorsque les autres te voient, ils se demandent pourquoi tu es si heureux et veulent devenir comme toi". Quelque mois plus tard j’ai reçu une lettre de notre père Fondateur qui me disait : "Le Mouvement a besoin de gens fascinants ... non seulement quand il sont dans des assemblées ou des réunions, mais jours et nuits ... dans la prière, l’étude, le sport, le repos ... mêmes pendant les fêtes. Chaque minute doit être consacrée au Christ".
J’ai très vite eu à décider le cursus que je voulais suivre. La finance et les affaires m’attiraient beaucoup, et je rêvais de travailler dans une entreprise importante. « Pourquoi n’ai-je pas pensé à travailler pleinement pour le Mouvement au lieu de grosses entreprises ? »

Le 31 janvier 1979, Javier Vargas reçoit la communion des mains du Pape Jean Paul II.
J’étais alors en dernière année de lycée quand le directeur de la section du Regnum Christi à laquelle j’appartenais m’a demandé de prendre en charge une équipe d’ECYD dont le responsable, Álvaro Corcuera, terminait ses études à l’Université Anáhuac. J’ai eu la chance de travailler avec lui pendant toute cette année durant laquelle nous avons lié une amitié profonde. Son témoignage de sainteté et de joie ont été déterminants pour découvrir ma vocation à la vie de consacré. Je voyais en lui tout ce que le Dieu me demandait : être avec le Christ 24 heures sur 24, travailler pour le Mouvement avec une disponibilité totale.
C’est pour cela que, lorsqu’il m’a demandé un jour si je n’avais pas pensé consacrer ma vie à Dieu, j’ai compris que c’était le Christ qui me voulait et que je trouverais là mon bonheur. Il ne me restait plus qu’à confirmer cet appel à travers la prière.
C’est comme cela qu’en mars 1978, je me suis consacré après avoir passé mon baccalauréat. Les premiers mois furent un authentique déluge de grâces, notamment les jours passés avec le Pape Jean Paul II au Mexique et avec notre Fondateur.
Aujourd’hui 28 ans ont passé et je peux dire que Dieu m’a comblé. Le Mouvement Regnum Christi m’a offert une formation solide, dont une formation à l’Université Anáhuac, un MBA à Wharton et un Doctorat de l’Université D’Alcalá de Henares à Madrid. Mon implication dans le Mouvement s’est traduite par un travail apostolique intense dans le domaine de l’éducation dans lequel j’ai eu beaucoup à apprendre, non seulement dans administration et les finances, mais aussi en pédagogie, psychologie, architecture, etc... ; c’était à mon tour de fonder et de diriger un collège à Guadalajara ; j’ai été directeur académique à l’Université Anáhuac de México Nord et vice recteur à l’Université Finis Terrae à Santiago du Chili ; et je m’occupe actuellement du rectorat de l’Université Anáhuac México Sud. Le Regnum Christi est déjà présent dans beaucoup de pays. Pendant mon apostolat j’ai pu rencontrer, connaître et aimer des milliers de personnes. Je ne sais pas si c’est à moi de changer le monde entier. Ce dont je suis sure c’est que c’est à moi de changer mon propre monde, et celui de tout ceux qui m’entourent, celui de mes amis, de mes communautés autonomes, de tous ceux avec lesquels je suis en contact.